Les vallees Bolivienne: : Sucre , Tarabuco , et les villages Jalq'a

Publié le par Karine Massonnie

Descente sur les vallees boliviennes .

SUCRE... Ville seigneuriale,  capitale du páys et de l'art baroque latino-americain. La cite blanche.  Ville coloniale ...Notre "ville-repos" de notre tour de Bolivie.

TARABUCO, 60 kilometres a l 'est de Sucre. Un village paisible celebre pour son marche dominical. Les indiens Yamparas et Tarabucos arrivent des environs par camions entiers ou a pieds pour y faire leur troc. Ce dimanche est celui de la  Toussaint et beaucoup sont restes chez eux , ...encore sous l 'effet de la  chicha locale (mais fermente) . Ici , les tenues sont traditonnelles :  les chapeaux different suivant les  villages, les habits sont orange et rouges, ou violets et noirs. Certains portent la montera en cuir noir, qui rappelle les casques en fer portes par les  conquistadores espagnols . Les femmes, elles , ont troque leur montera contre le Joq'Ullu, un chapeau en laine avec des perles de couleurs. Cote chaussures: tous portent des sandales en pneus recycles...Developpement durable !!!  Les motifs des textiles Tarabucos sont toujours enfermes dans des franges recreant sewlon leur vision un monde ordonne , structure et symetrique...

Les villages des indiens Jalq'a . La Cordillera de los Frailes , a l' ouest de Sucre, et ses vallees environnantes, sont les territoires des  indiens Jalq'a. Nous partons avec notre guide qui les connait depuis toujours et parle leur langue :  le quechua. La voie d'acces a ces enclaves est en fait une piste montant sur  plus de 1000 m au-dessus de Sucre. Les villages Jalq'a abritent une population rurale qui vit des cultures du ble et du mais, et depuis peu, et de facon tres palliative, de la  production ancestrsle du tissage .

A partir du sanctuaire de Chataquila, a 3700 metres d'altitude, nous entamons notre descente vers  le  village de Chanauca par le  chemin de randonnee Inca. Nous atteignons Chaunaca apres 2 heures de marche , ou nous trouvons refuge dans une petite maison pour y preparer notre prenier pique-nique. Puis nous prenons la  direction de l 'ecole du village . Arrivee spontanee , acceuil spontane... Nous y resterons un petit moment , le  temps de faire un petit jeu de geographie pour expliquer aux enfants mon voyage,  d' ecouter quelques chansons quechuas que chaque tranche d'age execute fierement, et ... d' apprendre aux  bambins notre Frere Jacques national !...

Nous repartons .Direction le  point d'orgue du circuit :  le  cratere de Maragua . 1 heure de piste secouee en 4*4, mais oubliee par les somptueux panoramas qui se dessinent devant nos yeux: les montagnes plissees offrent un degrade de verts calcaires melanges au rouge de la ferrite. Nous croisons au passage quelques vieux et vieilless llameros (eleveurs de lamas) , le dos courbe sous le poids de leur cargaison qu'ils transportent sur  leur dos. Ici , la retraite n'existe pas... Et puis, plus loin, des cultures en terrasses , un paysan et son ane qui transporte les graines au  moulin...

Nous penetrons enfin dans le cratere de Maragua, etrange formation volcanique et geologique... Dans les  contreforts aplatis dont on dirait qu'ils ont ete decoupes a la  scie, on y reconnait la couleur de l'obsidienne... Paysage lunaire , magnetique...hors du temps ..

Silence dans le  cratere ... La nuit tombe , la vie des champs commence a s'arreter , les enfants rentrent de l'ecole ... Nous partons du village de Maragua et rejoignons a pied celui d'Irupampa, separes de quelques kilometres, par les  chemins de traverses .... La  nuit est tombee , il n' y a plus ame qui vive dans le  cratere ..Les maisons de terre fument , les  animaux sont rentres au bercail ... La voute etoilee se dessine lentement au-dessus de notre tete .  Diner a la  bougie dans le  petit centre communautaire . Extinction des feux a 21heures ...Nous sommes dans un autre monde ... Encore un.

Lever tot le lendemain matin. La vie reprend doucement son rythme. Les travaux des champs sont rythmes par celui de la nature ...Premiers "bonjours" des enfants croises en chemin , les yeux ebahis de voir 2 Gringos ici... 8h00: Direction les  bancs de l'ecole ...

Nous consacrons notre journee a rendre visite a des familles Jalq'a des 2 villages . Un verre de chicha  est offert a chaque halte , ou presque.... Ces genereuses familles ne se soucient guere du "plaisir" que  nous avons a avaler cette potion locale !...

Difficile d'imaginer que nous sommes a 3 heures a peine de Sucre . Mal relies a la  ville des les grosses pluies qui entrainent une crue du  fleuve , et empeche les traversees , les Jalq'a manquent d'eau courante et d'electricite . Le gouvernement a propose de construirie un pont pour faciliter la  communication , mais les  Jalq'a ont refuse ... Trop peur de voir leurs territoires exploites par les constructeurs locaux ... Alors ils continuent de monter et descendre , a pied, avec les  mules, faire leur ravitaillement au village de Chaunaca. A 10 ans, comme a 80 ans... 4 a 5 heures de marche pour rejoindre leur cratere... Chez les  Jalq'a , on n'a pas de voiture ....

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