Mardi 28 août 2007
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14:06
Paris-Pekin: 14000 kilometres. Je suis parvenue au bout de la terre ou l`on "marche". Plus a l`est , c est la mer... Dorenavant , je vais emprunter les meridiens...
Pekin... Apres les deserts du nord du pays qui defilaient derriere les vitres du bus depuis la frontiere mongole , je realise enfin que la chine compte plus d`1 milliard d`habitants...
L`arrivee a Pekin , ou Beijing, a des allures d`exode Rwandais , aux pires heures du genocide.
La foule qui descend de plusieurs escaliers differents se deverse dans un immense couloir ...
Je la suis sans reflechir. Mon instinct me dit qu`elle se dirige vers la sortie.
Dehors une chaleur pesante m`acceuille en meme temps que les taxis...
ll n est que 06hoo du matin , mais deja Pekin grouille de monde...C`est l`heure "volee" des chinois ..L` heure la plus douce ou la chaleur et l humidite harassante sont encore supportables ..L heure du jogging matinal ou des premiers exercices de Tai-chi , histoire d`etre en forme pour la journee de 12heures de travail qui va suivre...
Beijing. Cette ville compte plus de chantiers que toute l `Europe reunie. L`arrivee proche des Jeux Olympiques y est pour quelque chose...D`immenses immeubles rivalisent entre eux dans la demesure. Un spectacle en soi. Un spectacle froid. Amarres le long de grandes arteres , ces paquebots de verre et de beton rendent l`atmosphere glaciale.
Mon petit hotel, heureusement, se situe dans un hutong , un des derniers quartiers populaires de Beijing.
Je m`y fraie un chemin. Se perdre dans ce dedale devient un vrai jeu. Ambiance locale... Les velos se croisent , jouent du klaxon ; les petites echoppes ont pignon sur rue. Entre jeux de cartes et discussions autour d`un the . la vie ici est dehors...A l` ombre des murs.
Je m `y sens etonnament chez moi...Les habitants, eux , plus pour tres longtemps...Des grues cernent le quartier . La betonneuse rugit au loin. Trop delabre , trop sale .. mauvaise vitrine pour l etranger ...
La place Tien an Men est une grande esplanade desolee. En lieux et place des fantomes de 1989 , des touristes par grappes entieres suivent les petits drapeaux colores de leur guide , dont le micro portatif colle aux levres retransmet d`un ton monotone les attraits touritiques du site.
Leur parle t`il de ces etudiants morts par milliers il y a peine 20 ans occis pour un reve democrartique bien peu partage dans l `Empire du Milieu ?
Car a Tien An Men, la preoccupation des chinois est de faire de l`argent ..."Money, money" est l un des rares mots anglais connus ici .. Il faut payer pour se balader dans un parc , payer pour admirer un temple bouddhiste , payer avant de dormir dans un hotel ...
Le culte de l`argent a remplace celui de Confucius..
Mais derriere ses buildings , le communisme chinois converti au capitalisme cache mal sa horde de mendiants..Partout dans les rues commercantes , dans les couloirs souterrains , ils deambulent , un gobelet Mac Do a bout de bras , le visage implorant . De grosses Berlines les cotoient , d` ou sortent de fringants hommes d affaires, portable colle a l`oreille et attaches-caisse a la main. Mao a perdu , la Chine se dechire ...
Beijing , la richesse de son passe , sa vie culturelle trepidante , ses paradoxes, font d`elle une halte qui s`impose dans un voyage en Extreme -Orient.
Pekin... Apres les deserts du nord du pays qui defilaient derriere les vitres du bus depuis la frontiere mongole , je realise enfin que la chine compte plus d`1 milliard d`habitants...
L`arrivee a Pekin , ou Beijing, a des allures d`exode Rwandais , aux pires heures du genocide.
La foule qui descend de plusieurs escaliers differents se deverse dans un immense couloir ...
Je la suis sans reflechir. Mon instinct me dit qu`elle se dirige vers la sortie.
Dehors une chaleur pesante m`acceuille en meme temps que les taxis...
ll n est que 06hoo du matin , mais deja Pekin grouille de monde...C`est l`heure "volee" des chinois ..L` heure la plus douce ou la chaleur et l humidite harassante sont encore supportables ..L heure du jogging matinal ou des premiers exercices de Tai-chi , histoire d`etre en forme pour la journee de 12heures de travail qui va suivre...
Beijing. Cette ville compte plus de chantiers que toute l `Europe reunie. L`arrivee proche des Jeux Olympiques y est pour quelque chose...D`immenses immeubles rivalisent entre eux dans la demesure. Un spectacle en soi. Un spectacle froid. Amarres le long de grandes arteres , ces paquebots de verre et de beton rendent l`atmosphere glaciale.
Mon petit hotel, heureusement, se situe dans un hutong , un des derniers quartiers populaires de Beijing.
Je m`y fraie un chemin. Se perdre dans ce dedale devient un vrai jeu. Ambiance locale... Les velos se croisent , jouent du klaxon ; les petites echoppes ont pignon sur rue. Entre jeux de cartes et discussions autour d`un the . la vie ici est dehors...A l` ombre des murs.
Je m `y sens etonnament chez moi...Les habitants, eux , plus pour tres longtemps...Des grues cernent le quartier . La betonneuse rugit au loin. Trop delabre , trop sale .. mauvaise vitrine pour l etranger ...
La place Tien an Men est une grande esplanade desolee. En lieux et place des fantomes de 1989 , des touristes par grappes entieres suivent les petits drapeaux colores de leur guide , dont le micro portatif colle aux levres retransmet d`un ton monotone les attraits touritiques du site.
Leur parle t`il de ces etudiants morts par milliers il y a peine 20 ans occis pour un reve democrartique bien peu partage dans l `Empire du Milieu ?
Car a Tien An Men, la preoccupation des chinois est de faire de l`argent ..."Money, money" est l un des rares mots anglais connus ici .. Il faut payer pour se balader dans un parc , payer pour admirer un temple bouddhiste , payer avant de dormir dans un hotel ...
Le culte de l`argent a remplace celui de Confucius..
Mais derriere ses buildings , le communisme chinois converti au capitalisme cache mal sa horde de mendiants..Partout dans les rues commercantes , dans les couloirs souterrains , ils deambulent , un gobelet Mac Do a bout de bras , le visage implorant . De grosses Berlines les cotoient , d` ou sortent de fringants hommes d affaires, portable colle a l`oreille et attaches-caisse a la main. Mao a perdu , la Chine se dechire ...
Beijing , la richesse de son passe , sa vie culturelle trepidante , ses paradoxes, font d`elle une halte qui s`impose dans un voyage en Extreme -Orient.
Par Karine Massonnie
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Publié dans : Chine , Pekin
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