Route vers le sud Malgache
Entre calèches, varambas (charettes en bois poussées par les enfants), piétons, cyclistes, charettes à zébus, poules, chiens ou fous du volant, le taxi-brousse chargé à ras bord tente de se frayer un chemin...
Ne se considérant propriétaires de rien, pas même de leur propre vie , l'esprit religieux des Malgaches semble guider leur conduite sur la route... Sur la route enlacée des montagnes des Hautes Terres , l'aspect "Mora Mora" (doucement, doucement) typique du caractère Malgache semble être passé aux oubliettes ! Certains bolides de course confondent routes et toboggans géants....Sensations garanties...
Les hautes maisons en brique rouge et en boue séchée au solieil colonisent les hauts plateaux , et les rizières en terrasse rappellent les origines indonésiennes de la culture malgache.
Les différents camaieux de vert des rizières se mélangent au rouge de la latérite , mise à nue par la déforestation violente.
Les forêts d'eucalyptus et de conifères arpentent les reliefs morcelés des Hautes Terres...
Les lumières de ces tableaux naturels m'apaisent, tout comme les villages traversés perdus au milieu de nulle part d'où émane une atmosphère tragique et mystérieuse...
Antsirabe. Quelques jours de randonnée à la rencontre des paysans des hauts plateaux nous font découvrir les secrets cachés d'un Madagascar plus profond et plus intime...
Fianarantsoa . Capitale du pays Betsiléo et porte d'accès au grand sud...
Le retour à la ville est opressant: pollution , mendicité , odeurs nauséabondes , corruption...
Le fantasme de l'Occident se fait à nouveau ressentir et les mains tendues nous agressent chaque jour un peu plus...
2 jours clouée au lit par une petite indigestion et le besoin de se réoxygéner d'un petit supplément "vert" à ce voyage entre ocre , ambre et vermillon se fait sentir...
La mythique et unique ligne ferroviaire Fianarantsoa -Manakara nous promet la mer au bout des rails, après une descente vertigineuse au travers de champs de thé , bananiers, caféiers , manguiers...
Mais c'est sans compter sur la vétusté de l'appareil! La voie accuse les assauts du temps , tout comme le matériel roulant...Le départ du jour est incertain; le prochain , s'il a lieu, sera dans 2 jours...
4 heures d'attente dans une ambiance bon enfant sur le quai de gare entre bagages , bananes , poules et voyageurs...
4 heures d'attente d'une utopique réparation de la pompe à injection de la locomotive qui crache ses poumons dans le ciel déjà noir de Fianarantsoa...
Une rencontre fortuite avec 3 sympathiques entrepreneurs en vadrouille qui remontent vers le nord et nous voilà reparties dans la direction diamétralement opposée à celle initialement prévue !...Précieuse liberté de tracer sa route aux aléas des rencontres...
Confortablement installées dans un minibus dernier crû , les kilomètres s'enchainent vers Tana et le soleil couchant embrasant les hautes terres nous offre une impression de totale redécouverte...
Quelques pauses épicuriennes et des bribes de discussions pseudo-philosophiques agrémentent le trajet...
Jacques , Hervé, Alain...une rencontre inattendue qui redessine le cours de notre voyage...
Ne se considérant propriétaires de rien, pas même de leur propre vie , l'esprit religieux des Malgaches semble guider leur conduite sur la route... Sur la route enlacée des montagnes des Hautes Terres , l'aspect "Mora Mora" (doucement, doucement) typique du caractère Malgache semble être passé aux oubliettes ! Certains bolides de course confondent routes et toboggans géants....Sensations garanties...
Les hautes maisons en brique rouge et en boue séchée au solieil colonisent les hauts plateaux , et les rizières en terrasse rappellent les origines indonésiennes de la culture malgache.
Les différents camaieux de vert des rizières se mélangent au rouge de la latérite , mise à nue par la déforestation violente.
Les forêts d'eucalyptus et de conifères arpentent les reliefs morcelés des Hautes Terres...
Les lumières de ces tableaux naturels m'apaisent, tout comme les villages traversés perdus au milieu de nulle part d'où émane une atmosphère tragique et mystérieuse...
Antsirabe. Quelques jours de randonnée à la rencontre des paysans des hauts plateaux nous font découvrir les secrets cachés d'un Madagascar plus profond et plus intime...
Fianarantsoa . Capitale du pays Betsiléo et porte d'accès au grand sud...
Le retour à la ville est opressant: pollution , mendicité , odeurs nauséabondes , corruption...
Le fantasme de l'Occident se fait à nouveau ressentir et les mains tendues nous agressent chaque jour un peu plus...
2 jours clouée au lit par une petite indigestion et le besoin de se réoxygéner d'un petit supplément "vert" à ce voyage entre ocre , ambre et vermillon se fait sentir...
La mythique et unique ligne ferroviaire Fianarantsoa -Manakara nous promet la mer au bout des rails, après une descente vertigineuse au travers de champs de thé , bananiers, caféiers , manguiers...
Mais c'est sans compter sur la vétusté de l'appareil! La voie accuse les assauts du temps , tout comme le matériel roulant...Le départ du jour est incertain; le prochain , s'il a lieu, sera dans 2 jours...
4 heures d'attente dans une ambiance bon enfant sur le quai de gare entre bagages , bananes , poules et voyageurs...
4 heures d'attente d'une utopique réparation de la pompe à injection de la locomotive qui crache ses poumons dans le ciel déjà noir de Fianarantsoa...
Une rencontre fortuite avec 3 sympathiques entrepreneurs en vadrouille qui remontent vers le nord et nous voilà reparties dans la direction diamétralement opposée à celle initialement prévue !...Précieuse liberté de tracer sa route aux aléas des rencontres...
Confortablement installées dans un minibus dernier crû , les kilomètres s'enchainent vers Tana et le soleil couchant embrasant les hautes terres nous offre une impression de totale redécouverte...
Quelques pauses épicuriennes et des bribes de discussions pseudo-philosophiques agrémentent le trajet...
Jacques , Hervé, Alain...une rencontre inattendue qui redessine le cours de notre voyage...
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