Le nord et les iles ,...dernière
Au large de Diego Suerez , des ilots s'égaillent sur l 'océan... Quelques jours sympas passés sur Diego et ses environs et nous filons , entassées dans le taxi-brousse, entre les odeurs de sueurs , de fruits exotiques , et de poules , en direction de l'ile de Nosy Be..
Les paysages que nous traversons sont magnifiques ; les derniers rayons du soleil embrasent les collines ; .le paysage est plus plat , la végétation moins dense. La lumiére du soleil couchant donne une ambiance feutrée à ce tableau naturel.
Nous faisons halte pour 2 jours en cours de route , seules au milieu d'un campement de huttes malgaches , non loin du parc national de l'Ankarana.
Sur terre , à cet endroit de l'ile , la forêt est dense , et nos 8 heures de randonnée en compagnie d'un guide naturaliste nous amènent enfin à la découverte des Tsingys , impressionnante armée minérale , aciérée et raide...Les lémuriens nous narguent et dament le pion aux caméléons...
Plusieurs heures de route en taxi-brousse puis bateau et nous apercevons Nosy Be ...Mythe d'une ile bienheureuse , au bout du monde , au nord du Canal du Mozambique , Nosy Be occupe notre imaginaire depuis que des chanteurs l'ont vantée sur toutes les ondes radiophoniques...
"Climat equilibré , mer chaude et calme , ensoleillement garanti , plages de rêves et paysages enchanteurs" ...
Ca , c'est la face visible vendue par les agences de voyages, aux clichés réducteurs, qui en ont fait sa notoriété... Compromis idéal entre exotisme et confort à l'européenne pour un touriste frileux que les contours fragiles d'un ghetto balnéaire rassure .
La face cachée , elle , est inquiétante pour sa réputation et l'équilibre de sa population: l'ile est affectée localement par les assauts de la vulgarité et les flétrissures générées par un tourisme très superficiel et trop mercantile. ..Ici on compte en euros !
L'arrivée sur l'ile est magnifique , au milieu des ilots bordés par une mer bleue transparente..
Mais à peine posé le pied sur la jetée du port de Hell-ville , que les chauffeurs de taxi se ruent littéralement sur nous , à tel point que nous n 'avons même pas pu dire au-revoir a un jene couple avec qui nous avions sympathisé pendant le transport depuis Diego..
Notre arrivée tardive nous amène a nous poser au village le plus facile d'accès, Ambatoloaka... . très mauvais choix ! C'est la caricature la plus navrante de village exotique avec son barnum de jeunes courtisanes largement entretenues par ces quelques expatriés européens qui entretiennent ce luparar et qui revendiquent hypocritement l'héritage du mythe tropézien...
Heureusement sur la même longueur d'onde , il nous est impossible de rester notre dernière semaine dans cette ambiance glauque et notre première envie est d'aller chercher l'âme de l'ile ailleurs ...
En parfaite symbiose avec notre scooter (quoique Marie serre bien les fesses à l'arrière !) , nous nous enhardions à gravir le mont Passot, point culminant d'où l'on voit se déployer a 360 degrés les lacs de cratères enchassés entre des collines luxuriantes.
Les balades à la découverte de l'arrière pays rural nous forcent à aiguiser notre sens de l'odorat pour profiter des inombrables plantes aromatiques qui justifie le nom de" l'ile aux parfums". Les plantations d'ylang ylang dévalent le flanc des collines.
Ces silhouettes végétales aux formes entortillées et cagneuses me font penser à une armée de pantins tourmentés et désarticulés...
Ces 5 jours à arpenter les coins les plus retirés de l'ile à dos de scooter et les ilots avoisinants nous ont permis de nous poser , de découvrir des facettes cachées de ces lieux , de passer de bons moments en compagnie de Christian , notre fonctionnaire-aventurier-marseillais , Jean Pierre et Michèle, mais aussi de prendre encore davantage les désastres du capitalisme.
Le Madagascar authentique des hauts plateaux et des terres intérieures est loin derrière nous.
Le mythe s'est démystifié et a perdu son côté enchanteresque dans notre imaginaire..
Quel sera l'avenir à très court terme de cette ile avec l'avènement des liaisons aériennes en direct de France et d'Italie?...
Les paysages que nous traversons sont magnifiques ; les derniers rayons du soleil embrasent les collines ; .le paysage est plus plat , la végétation moins dense. La lumiére du soleil couchant donne une ambiance feutrée à ce tableau naturel.
Nous faisons halte pour 2 jours en cours de route , seules au milieu d'un campement de huttes malgaches , non loin du parc national de l'Ankarana.
Sur terre , à cet endroit de l'ile , la forêt est dense , et nos 8 heures de randonnée en compagnie d'un guide naturaliste nous amènent enfin à la découverte des Tsingys , impressionnante armée minérale , aciérée et raide...Les lémuriens nous narguent et dament le pion aux caméléons...
Plusieurs heures de route en taxi-brousse puis bateau et nous apercevons Nosy Be ...Mythe d'une ile bienheureuse , au bout du monde , au nord du Canal du Mozambique , Nosy Be occupe notre imaginaire depuis que des chanteurs l'ont vantée sur toutes les ondes radiophoniques...
"Climat equilibré , mer chaude et calme , ensoleillement garanti , plages de rêves et paysages enchanteurs" ...
Ca , c'est la face visible vendue par les agences de voyages, aux clichés réducteurs, qui en ont fait sa notoriété... Compromis idéal entre exotisme et confort à l'européenne pour un touriste frileux que les contours fragiles d'un ghetto balnéaire rassure .
La face cachée , elle , est inquiétante pour sa réputation et l'équilibre de sa population: l'ile est affectée localement par les assauts de la vulgarité et les flétrissures générées par un tourisme très superficiel et trop mercantile. ..Ici on compte en euros !
L'arrivée sur l'ile est magnifique , au milieu des ilots bordés par une mer bleue transparente..
Mais à peine posé le pied sur la jetée du port de Hell-ville , que les chauffeurs de taxi se ruent littéralement sur nous , à tel point que nous n 'avons même pas pu dire au-revoir a un jene couple avec qui nous avions sympathisé pendant le transport depuis Diego..
Notre arrivée tardive nous amène a nous poser au village le plus facile d'accès, Ambatoloaka... . très mauvais choix ! C'est la caricature la plus navrante de village exotique avec son barnum de jeunes courtisanes largement entretenues par ces quelques expatriés européens qui entretiennent ce luparar et qui revendiquent hypocritement l'héritage du mythe tropézien...
Heureusement sur la même longueur d'onde , il nous est impossible de rester notre dernière semaine dans cette ambiance glauque et notre première envie est d'aller chercher l'âme de l'ile ailleurs ...
En parfaite symbiose avec notre scooter (quoique Marie serre bien les fesses à l'arrière !) , nous nous enhardions à gravir le mont Passot, point culminant d'où l'on voit se déployer a 360 degrés les lacs de cratères enchassés entre des collines luxuriantes.
Les balades à la découverte de l'arrière pays rural nous forcent à aiguiser notre sens de l'odorat pour profiter des inombrables plantes aromatiques qui justifie le nom de" l'ile aux parfums". Les plantations d'ylang ylang dévalent le flanc des collines.
Ces silhouettes végétales aux formes entortillées et cagneuses me font penser à une armée de pantins tourmentés et désarticulés...
Ces 5 jours à arpenter les coins les plus retirés de l'ile à dos de scooter et les ilots avoisinants nous ont permis de nous poser , de découvrir des facettes cachées de ces lieux , de passer de bons moments en compagnie de Christian , notre fonctionnaire-aventurier-marseillais , Jean Pierre et Michèle, mais aussi de prendre encore davantage les désastres du capitalisme.
Le Madagascar authentique des hauts plateaux et des terres intérieures est loin derrière nous.
Le mythe s'est démystifié et a perdu son côté enchanteresque dans notre imaginaire..
Quel sera l'avenir à très court terme de cette ile avec l'avènement des liaisons aériennes en direct de France et d'Italie?...
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